Basquiat, Picasso, Giacometti, Schiele, Miró, Chagall… 15 expos à ne pas rater à la rentrée
2 octobre 2018 Pauline
In Culture
Basquiat, Picasso, Giacometti, Schiele, Miró, Chagall... 15 expos à ne pas rater à la rentrée

Vous prendrez bien un petit shoot de culture ? Peinture, sculpture, photo, dessin… la rentrée culturelle 2018 est particulièrement riche en événements. Emporter le regard au-delà du réel, inviter à explorer les recoins de notre imaginaire, faire perdre pied ou susciter l’émotion, voyage sensoriel pour certaines, découverte de processus créatifs pour d’autres, les expositions 2018-2019 s’affirment comme prometteuses. De Roubaix à Marseille, en passant par Paris, Metz, Lyon, Aix, Grenoble et bien d’autres villes encore, au programme : une palette d’émotions, des retrouvailles et des découvertes. Pour s’étonner, être déconcerté, ému, bousculé, interloqué, agité, vous avez 15 rendez-vous aux quatre coins de la France. Votre webzine s’improvise guide culturel, à vos agendas !

1-Picasso au Musée Picasso ET au Musée d’Orsay

Ce n’est pas une mais deux expositions qui sont consacrées à Pablo Picasso dès ce mois de septembre. La première, baptisée “Chefs d’œuvre !”, se visite à l’Hôtel Salé. Elle donne à voir des œuvres maîtresses, dont certaines sont présentées pour la première fois à Paris.
> Jusqu’au 13 janvier 2019, au Musée Picasso
De son côté, le musée d’Orsay consacre son exposition aux périodes Bleu et Rose qui, bien que souvent méconnues, ont marqué le travail du maître. L’exposition rassemble un ensemble important de peintures et de dessins et ambitionne de présenter de manière exhaustive la production sculptée et gravée de l’artiste entre 1900 et 1906. Des documents d’archives viendront enrichir la compréhension des œuvres afin d’en montrer le processus créatif dans toute sa complexité.
> Jusqu’au 6 janvier 2018, au Musée d’Orsay

2-Le Cubisme au centre Pompidou

Le centre Pompidou offre à ses visiteurs une vaste rétrospective sur le cubisme,  courant pictural majeur du XXe siècle. Pas moins de 300 œuvres, peintures et sculptures notamment, seront ainsi réunies et exposées à Beaubourg.
> Du 17 octobre 2018 au 25 février 2019, au centre Pompidou

3-Miró au Grand Palais

Miró sera invité d’honneur au Grand Palais. Dans quelques semaines, le musée proposera en effet une grande rétrospective qui retrace l’évolution technique et stylistique de l’artiste. “Je suis bouleversé quand je vois dans un ciel immense, le croissant de la lune ou le soleil. Il y a d’ailleurs, dans mes tableaux, de toutes petites formes dans des grands espaces vides. Les espaces vides, les horizons vides, tout ce qui est dépouillé m’a toujours beaucoup impressionné.” Mirobolant rendez-vous, voilà tout Miró à mirer au Grand Palais.
Un fastueux rendez-vous qui rappellera le magnifique parcours de l’artiste espagnol, ses années de formation à partir de 1916, du fauvisme au cubisme, puis son attraction pour le surréalisme et enfin les grandes compostions lyriques : couleurs pleine, bleu infini et étoiles vibrantes. Peintures, sculptures, gravures, dessins, céramiques ou objets, Miró réchauffera notre automne de sa palette de couleurs.
> Du 3 octobre 2018 au 4 février 2019

4-Mickael Jackson au Grand Palais

Même si elle débute plus tard dans la saison, difficile de ne citer l’exposition consacrée au Roi de la Pop. Ou comment revenir sur la carrière d’un chanteur qui a résolument influencé le monde de la musique. Allez moonwalker au Grand Palais ! La vénérable galerie ose une exposition initiée cet été par la National Portrait Gallery de Londres, sur le Roi de la pop, à l’occasion du dixième anniversaire de sa disparition. On the Wall (qui joue avec le nom du célèbre album Off the Wall ) se propose non seulement de saluer la mémoire du chanteur par une foule de documents issus du Michael Jackson Estate, mais aussi de réunir un grand fan club d’artistes – Dara Birnbaum, Candice Breitz,  Njideka Akunyili Crosby, Isaac Julien, David LaChapelle, Louise Lawler, Yan Pei Ming ou Andy Warhol. Une saga qui mêle évidemment vidéos, peintures, sculptures, photos, musique ou danse tant la star fut un modèle planétaire et le personnage culturel le plus représenté du monde. Don’t stop ’till you get enough…le monde de l’art.
> Du 23 novembre 2018 au 14 février 2019, au Grand Palais

5-Basquiat & Schiele à la fondation Louis Vuitton

Particulièrement attendues, la Fondation Louis Vuitton consacre deux grandes expositions à Jean-Michel Basquiat, l’une des figures majeures de l’art contemporain du XXe siècle, et Egon Schiele, dont le dessin s’est imposé comme l’un des sommets de l’expressionnisme.
Il avait beau se vêtir de costumes luxueux, sortir avec des billets plein les poches, Jean-Michel Basquiat (1960-1988), du fait de sa couleur de peau, ne parvenait jamais à arrêter un taxi dans le New York des années 1980. De quoi provoquer, chez lui, un sentiment de rage mêlée de détresse qui irradiait son œuvre peuplée de grandes figures noires américaines, tel le saxophoniste Charlie Parker. Autant de héros qu’il coiffait de couronnes de roi, et que l’on retrouvera dans cette exposition riche de plus de 130 tableaux, dessins ou collages pour certains inédits en France.

La Fondation Louis Vuitton ne manque pas de génie pour évoquer l’histoire de l’art au travers de drames et de morts subites. Ainsi, on a beau chercher, rien ne relie vraiment le peintre et dessinateur autrichien Egon Schiele (1890-1918) et le roi du graffiti et artiste américain Jean-Michel Basquiat (1960-1988) qui se partagent l’affiche dans la nef de verre du bois de Boulogne dès le mois d’octobre. A un détail près : le premier est mort à 28 ans, le second à 27 ans, et les deux brillent au firmament des supra-cotés de l’art. Le rendez-vous est à inscrire, on s’en doute à son agenda, avec coté Egon Schiele la présentation de quelque quatre-vingt dessins, gouaches et peintures, pour voir et revoir la suite de ces corps offerts, impudiques, et portraits bouleversant d’acuité. Une étoile filante au sommet de l’Expressionnisme.
> Du 3 octobre 2018 au 14 janvier 2019, à la Fondation Louis Vuitton

6-Giacometti au musée Maillol : Giacometti, entre tradition et avant-garde

L’artiste suisse Alberto Giacometti est à l’honneur au Musée Maillol. L’expo présente plus de 50 sculptures de l’artiste mises en regard avec près de 25 œuvres d’autres artistes majeurs tels que Rodin, Bourdelle, Maillol, Brancusi.
Giacometti chez Maillol, voilà une belle rencontre de pures formes du XXe siècle : avec cette exposition, la Fondation entend relier l’art et la statuaire du Suisse de Montparnasse avec des œuvres de ses aînés Rodin, Bourdelle, Maillol, Despiau, mais aussi de ses contemporains tels que Brancusi, Laurens, Lipchitz ou encore Zadkine. Un déroulé d’une grande élégance pour une lecture chronologique, de la formation au surréalisme, comme La Femme qui marche (1932), jusqu’aux œuvres iconiques des années 50-60 comme La Clairière (1950), Femme de Venise III (1956), ou encore L’Homme qui marche II (1960), exposé au côté du Saint-Jean-Baptiste de Rodin (1880). Formidable.
> Jusqu’au 20 janvier 2019, au Musée Maillol

7-Tomás Saracano au Palais de Tokyo

Pour son événement annuel “carte blanche à”, le Palais de Tokyo a invité Tomas Saracano à prendre possession de tous les espaces du Palais, qu’il s’apprête à transformer en un véritable espace interactif, à la croisée des arts, de la science et de l’architecture. Organisme hybride, ON AIR se construit grâce à la myriade de présences, animées et inanimées, qui s’y rencontrent et y cohabitent. Certaines voix y sont réduites à la quiétude, alors que d’autres, d’ordinaire moins entendues, y sont magnifiées. L’exposition est imaginée comme un ensemble, dévoilant les relations entre les évènements et les sensibilités, l’indicible intimité qui unit les phénomènes cosmiques et terrestres, une réalité qui, à défaut de pouvoir être décrite, peut, peut-être, être ressentie. Expérience sensorielle garantie !
> Du 17 octobre 2018 au 06 janvier 2019, au Palais de Tokyo

8-Dorothea Lange au Jeu de Paume

Mi-octobre, le Jeu de Paume accrochera sur ses murs une centaine de photo-documentaires réalisées par Dorothea Lange, photographe américaine qui a immortalisé les populations défavorisées aux Etats-Unis dans l’entre-deux guerres.
De Dorothea Lange, photographe américaine (1895-1966), on connaît surtout Migrant Mother : la Madone qui incarne la ruine du monde rural, lors de la Grande Dépression de 1936. Son travail documentaire reste plus confidentiel. On trouvera dans l’exposition, à côté de ses images iconiques, des documents, objets et photos exclusives devraient permettre d’esquisser pour la première fois en France, un portrait de cette femme et auteur d’exception.
> Du 16 octobre 2018 au 27 janvier 2019


En régions cet automne, deux grandes expositions transversales célèbrent la peinture de la nuit au Pompidou-Metz, l’art et l’amour au Louvre Lens, tandis que le LaM de Villeneuve-d’Ascq s’intéresse à la danse. Du côté des monographies, on verra Chagall à Aix-en-Provence, Bernar Venet à Lyon et à Nice

9-Peindre la nuit au Centre Pompidou Metz

Peindre la nuit – la peindre ou peindre durant la nuit. Le Centre Pompidou-Metz nous plonge dans la nuit, celle qu’ont représentée et ressentie les peintres modernes et contemporains. L’exposition se veut une expérience nocturne, une déambulation qui transforme le visiteur en noctambule et qui entend transmettre le vertige que procure la nuit. On avance dans l’exposition comme on avance dans la nuit. Une centaine d’artistes de Claude Monet ou Paul Klee à Gerhardt Richter ou Louise Bourgeois, en résonance avec la musique, la littérature, la vidéo et la photographie.
Du 13 octobre 2018 au 15 avril 2019

10-L’amour dans l’art au Louvre-Lens

Une expo qui parle d’amour. Le Louvre-Lens écrit une histoire des manières d’aimer au cours du temps et dans le monde à travers 250 œuvres d’art mêlant les techniques et les civilisations, du péché originel à l’amour libre. Statuaire antique, objets du Moyen-Age, peintures de Memling, Fragonard, Delacroix, sculptures de Rodin, Claudel ou Niki de Saint-Phalle, le musée expose 250 œuvres d’art qui évoquent tour à tour l’adoration, la passion, la galanterie, le libertinage, et le romantisme dans un parcours ponctué de citations littéraires et d’extraits de films.
Du 26 septembre 2018 au 21 janvier 2019.

11-Hervé di Rosa, Picasso, Giacometti… cinq expositions à La Piscine de Roubaix

Après 18 mois de travaux et six mois d’installation, La Piscine de Roubauix a fait peau neuve et s’est agrandie de 2000 m2. Pour célébrer la réouverture, la Piscine a prévu de convier des invités exceptionnels pour une saison sans pareille : Hervé Di Rosa, Pablo Picasso et Alberto Giacometti.  réouvrira ses portes le 20 octobre 2018 et invitera son public pour un grand moment festif tout au long du week-end.
Réouverture le 20 octobre 2018, expositions jusqu’au 20 janvier 2019.

12-Marc Chagall en noir et blanc et en couleur à Aix-en-Provence

L’Hôtel de Caumont-Centre d’Art d’Aix-en-Provence met à l’honneur Chagall et plus particulièrement la deuxième partie de sa carrière : entre 1948 et 1985. Epoque fructueuse où il a exploré le noir et blanc, ses lumières, ses ombres, ses matières et ses transparences, et où il a aussi revisité les couleurs, enrichissant sa palette. L’exposition rassemble une centaine d’œuvre qui témoignent de ces recherches.
Du 1er novembre 2018 au 24 mars 2019.

13-A Grenoble, les prêtres et prêtresses de Thèbes qui servaient les dieux d’Egypte

Le Musée de Grenoble, qui conserve une belle collection d’antiquités égyptiennes, propose, en partenariat avec le Louvre, une immersion au cœur du temple de Karnak, dans la ville de Thèbes (l’actuelle Louxor) il y a 3000 ans. Dans ce foyer du culte d’Amon, le roi des dieux, le clergé masculin et aussi féminin jouait un rôle majeur, politique, administratif et économique, en contrepoint du pouvoir pharaonique. L’exposition propose de découvrir le fonctionnement de la société du temple. Du 25 octobre 2018 au 27 janvier 2019.

14-Rétrospective de Bernar Venet à Lyon – ses “années conceptuelles” à Nice

Le Musée d’art contemporain de Lyon expose 170 œuvres, performances, dessins, diagrammes, peintures, photographies, œuvres sonores, films, sculptures qui retracent 60 ans du travail de Bernar Venet. Une riche rétrospective qui invite à la surprise et à la découverte. Un artiste conduit par la raison et l’intuition, qui à 20 ans se couche au milieu de détritus, enduit des toiles de goudron ou montre un tas de charbon, s’intéresse aux sciences exactes, songe à s’arrêter, puis revient avec des toiles sur châssis et des sculptures monumentales.
Du 21 septembre 2018 au 6 janvier 2019.
A Nice, le MAMAC (Musée d’art moderne et d’art contemporain) se penche sur les “années conceptuelles” de Bernar Venet (1966-1976), une période où il intègre les recherches scientifiques et les mathématiques à son art. Une rétrospective inédite. Amateur d’art contemporain ou curieux, allez faire un tour et vous laisser surprendre par l’œuvre de Bernar Venet
L’œuvre protéiforme de Bernar Venet reste encore mal connue car elle est souvent exposée partiellement, en « périodes » ou selon une logique de support (les « goudrons », les sculptures en acier…). Elle exige aujourd’hui d’être appréhendée dans son intégralité afin d’en cerner l’ampleur, la complexité, la poésie et l’évidence. Il convient d’en retracer le parcours afin de restituer au contexte qui l’a vu naître.
Du 12 octobre 2018 au 13 janvier 2019.

15-Mohammed Kacimi au Mucem

Le Mucem expose la “période africaine” de Mohammed Kacimi (1942-2003), les dix dernières années de sa vie, où il rompt avec l’art occidental et les courants qui l’ont influencé pour ouvrir une voie plus personnelle. L’exposition du musée marseillais veut révéler le rôle joué par le plasticien marocain, un des plus importants de son temps, auprès des artistes du monde arabe, qu’il a aidés dans leur propre “transition africaine”.
> Du 23 novembre 2018 au 3 mars 2019.

Attention, la plupart sont très attendues, il est donc conseillé de prendre ses places rapidement.

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